À l’origine, Carbone était composé de sept copains, tous passionnés d’art, d’audiovisuel, de musique ou encore de photographie. Chacun développait sa pratique et ses projets dans son coin. Un jour, ils se sont dit que ce serait encore plus sympa d’unir leurs forces et leurs talents dans un projet culturel commun ! C’est ainsi que Carbone est né. Leur objectif est de réunir les gens et les créatifs autour d’un thème unique à chaque événement. Investir des lieux, rassembler des publics d’horizons différents et surtout inviter d’autres artistes, artisans, performeurs… à se joindre à eux en répondant au thème à leur façon, et ce avec toujours comme pilier, la musique et les arts visuels ! Le coeur du projet est donc vraiment d’inviter qui le souhaite à créer avec comme seule contrainte le thème imposé, et ainsi produire de la création originale. L’enjeu est de montrer qu’un thème c’est des milliards de possibilités et ainsi donner à voir et découvrir des artistes amateurs plein de potentiel et de sensibilité. Le fonctionnement est simple à chaque fois : un thème, un appel à projets, et un super-événement.

« Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »

« Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? » est une exposition menée par Pauline Roquefeuil, jeune bordelaise en charge de la programmation des Aperoboats de l’IBOAT. Après une première exposition réussie, à la fois charmeuse et titillante, précise et saisissante, la jeune artiste photographe revient avec d’autant plus de culot que de paires de fesses pour une deuxième vague de clichés osés et dénudés.

Pauline, à travers sa nouvelle exposition, met en exergue l’évolution de la perception du corps et son acceptation. Ces portraits particuliers ont été réalisés principalement dans le Sud-Ouest de la France : en intérieur ou dans des lieux publics, avec des cul-customisés ou non selon la personnalité et l’envie du modèle, toujours à l’argentique, toujours en noir et blanc.

Cette facette sincère, libérée, sensible et vulnérable du corps, c’est ce qu’a voulu mettre en lumière Pauline à travers ses clichés.

Les 5 influences artistiques de Carbone - amélie lacets p

© Pauline Roquefeuil

Après avoir donc photographié les culs de ses copains et copines, Pauline et son argentique se sont mis en tête de revenir mettre en avant la beauté de ces lignes en noir et blanc lors de l’aperoboat de son collectif Carbone le 11 mai à l’IBOAT. De 19H à 00H, vous pourrez venir voir tous les boules qui tournent dans la tête de Pauline et qui sauront faire tourner les vôtres.

Les 5 influences artistiques de Carbone - © Pauline Roquefeuil

© Pauline Roquefeuil

Les 5 influences artistiques du collectif Carbone

Ren Hang

Pauline : Je me retrouve complètement dans son discours et sa manière de penser, son rapport au corps me fascine. Dans ma nouvelle série, la fesse est toujours à l’honneur, sans trafic, sans artifice.

Pour la première édition, j’avais choisi de faire un appel public, et avais photographié les personnes m’ayant contactée, que je les connaisse ou non. C’était un sacré défi, de me retrouver à photographier du nu avec des inconnus.

Dans cette nouvelle série, j’ai choisi de ne prendre que des proches ou connaissances, car shooter des inconnus me stressait énormément, j’ai mis du temps à l’accepter, mais après tout, je ne veux plus me forcer, et que la photo reste un plaisir. Je pense que Ren Hang – nerveux à l’idée de prendre d’autres personnes que ses amis – a beaucoup joué dans ma façon de voir les choses à ce sujet.

Ren Hang - Les 5 influences artistiques de Carbone

© Ren Hang

Vivian Maier

Julien : Tout me parle dans son travail, autant sur son histoire que sur son esthétique. Des composition très intelligentes, avec une émotion dans chaque image. Je suis admiratif de la capacité qu’elle avait à capter de vrais moments, sans aucune mise en scène, juste en prenant les choses comme elles sont, avec un certain regard sur ce qui l’entourait.

Elle est peut-être très plébiscitée ces derniers temps mais c’est sans aucun doute l’artiste qui m’inspire le plus depuis que je l’ai découverte.

Vivian Meier - Les 5 influences artistiques de Carbone

© Vivian Meier

Théo Mercier

Éline : J’ai découvert le travail de Théo Mercier lors d’une exposition au Lieu Unique à Nantes il y a quelques années. Son travail m’a particulièrement marqué, et c’est aujourd’hui un artiste français qui m’inspire beaucoup. Son approche, plastique et scénographique, consiste généralement à associer, détourner ou collectionner des objets communs, absurdes, ou insolites. Il rend hommage aux objets qu’on cache ou dont on aime se débarrasser. Vieux bibelots, sextoys ou collections de cailloux, le résultat est pourtant toujours cohérent et très esthétique.

C’est d’ailleurs ce qui me fascine chez lui, réussir à créer du beau avec du kitsch. Et ça, en nous faisant sourire. Il ose, et ça fait du bien de le voir ! Ce qui m’inspire chez lui et ce que j’essaye de retranscrire moi aussi : que le beau n’est pas toujours là où on l’attend.

Théo Mercier - Les 5 influences artistiques de Carbone

© Théo Mercier

Bertrand Mandico

Carbone : Découvert grace à son film Les Garçons Sauvages, réal qui défonce tout. <3

Lorn – Acid Rain

Carbone : Combo son + clip = coeur