Une journée un peu particulière pour ce deuxième jour du Hors Bord Festival, car entre un soleil de plomb de 14h à 20h et une véritable tempête qui nous a cueilli à 21h, on a vécu un épisode mouvementé, contrasté mais déjà mémorable. Des rafales de vent à 100km/h, Session Victim qui tient des barrières et Leon Vynehall qui refuse de rendre les platines, c’était à la fois un moment de symbiose et un moment de peine. Effectivement, nous avons malgré nous dû rentrer car, détrempez, avec des clubs remplis (l’I.Boat et le Bang Bang ont accueilli le reste de la programmation), nous avons préféré rendre les armes et rentrer pour revenir en pleine forme le lendemain. Il faut admettre que l’évacuation du site a quelque peu, malheureusement pour le Hors Bord, plombé l’ambiance de notre côté. Toujours est-il qu’on va vous raconter ce qu’on a vu !

@syracuse_music à l'ombre de la grue Wellman ! 🎉 #Bordeaux #BordeauxMaVille #HordBord

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Hors Bord – Musique Électronique vs Tempête

On arrive sur les coups de 16h30 car le contrecoup du club de la veille a pas mal piqué les yeux au réveil. C’est Leroy Washington qui est aux platines, le Bordelais qui réveille les nightclubs est sur la scène Wellman tandis que TPLT délivre des touches acid house sur la scène Bacala. Nous nous dirigeons au coin presse histoire de prendre une pinte et un verre de vin blanc, et nous passons par le coin chill en espérant croiser quelques têtes connues. Mission réussie, bref, c’est Syracuse qui monte sur scène. Nous avons le duo côte à côte face à nous, face au soleil qui décline petit à petit, et un dancefloor plutôt échauffé qui danse en rythme. La pop électronique aux influences techno de Syracuse est lumineuse, solaire, et elle enflamme ce premier Hors Bord Festival. Il faut admettre que le kick qui martèle le tempo est plutôt incroyable ; et les notes acidulées qui se trame derrière les chansons nous font penser à la fameuse et emblématique TB-303.

Leon Vynehall 🌈

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Leon Vynehall débarque alors sur scène pour commencer son DJ Set. Le soleil se couche gentiment, il lui reste encore quelques heures mais les nuages noirs guettent le site de la dalle du Pertuis. Nous nous demandons tous quelle sera l’issue de la soirée. Quelques gouttes tombent, nous essayons de nous réfugier à l’abri d’un foodtruck mais finalement, on décide d’aller danser avec Leon Vynehall qui continue. De violentes rafales s’abattent sans prévenir sur le site, les bâches menacent de s’envoler, Session Victim vient aider à tenir des barrières, Leon Vynehall continue de mixer. Les vinyles tentent de s’enchaîner, le staff technique protège les platines, la foule est sérieusement à fond. Rien ne peut nous arrêter, sauf les conditions climatiques. Le DJ finit par se rendre à l’évidence : il est impossible de continuer le set, la musique doit cesser. La tempête aura eu raison de ce moment si particulier que nous avons vécu. Nous essayons de comprendre ce qui est dit à l’annonce micro, mais nous savons que nous devons évacuer le site.

Complètement trempés, nous décidons d’en rester là, il est 22h et nous rentrons. Nous n’avons pas pu continuer les festivités en club, mais vous pouvez retrouver des vidéos sur la page Hors Bord (Session Victim, Leon Vynehall et Pantha du Prince pour un live improvisé).

Et pour ceux qui l’auraient raté : live report du jour 1