Octave Sonore a débarqué dans le paysage entrepreneurial pour se consacrer au design sonore autour de trois axes majeurs : les podcasts, les webradios et le design sonore (logo, jingle…). L’offre est concentrée sur l’expérience auditive du client. Des opportunités pour les marques pour développer leur ADN, un moyen pour les artistes émergents d’être diffusé sur les ondes webs d’une entreprise de marque. Afin d’en parler plus en détail, nous avons interviewé Simon Lagrue, programmateur musical chez Octave.

Interview de Simon, programmateur musical chez Octave

Salut Simon, d’abord merci pour ton temps. Comment se passent ces premiers jours chez Octave ?

Simon : Hello, merci à Eclipse pour l’invitation ! Octave est né courant septembre et malgré cette période un peu particulière, le lancement se passe très bien !

Comment es-tu arrivé à bord de l’aventure ?

Disons que le timing était parfait ! Ayant des affinités avec Ola Radio et son équipe depuis leurs débuts, j’ai tout de suite été consulté sur le projet. Mon expérience collait avec les missions et les objectifs de l’agence m’ont directement touchés. Je suis issu du spectacle vivant, j’ai été personnellement touché par la situation inédite et gravissime que le secteur musical traverse. À travers la communication, Octave lui vient en renfort en plaçant l’artiste et son environnement (labels, tourneurs, musiciens…) au premier rang.

Peux-tu nous parler de ton rôle de programmateur musical au sein de cette jeune agence ?

S : Mes missions de programmateur dans l’agence sont similaires à celles d’un programmateur d’une radio traditionnelle ; gestion des grilles des webradios que nous développons, connexions avec les maisons de disques… À une seule différence ! Le public concerné est variable selon les attentes de la marque et les caractéristiques de la cible qu’elle souhaite toucher. Étude de public et étude de marché s’entrecroisent pour aboutir à une programmation musicale sur-mesure.

Et quoi de plus efficace que la musique pour identifier rapidement l’ADN d’une marque !

Qu’est-ce qu’une web radio pour une marque ? Quels sont les enjeux de cette communication sonore ?

S : Une webradio est, avec le podcast et le sound design, un des supports qui construit l’identité sonore d’un projet. Disposer de sa propre webradio ouvre de nombreuses opportunités à une marque. Tout est envisageable sur une grille radio 24/24H ; des podcasts, des émissions, des jingles etc… et une programmation musicale que je travaille quotidiennement. Et quoi de plus efficace que la musique pour identifier rapidement l’ADN d’une marque ! Une structure qui parie sur sa webradio renforce son image et se démarque clairement en développant une expérience tournée vers l’écoute. C’est aussi un support adapté pour accueillir de nombreux contenus de communication. Une web radio se diffuse aussi bien sur le site web, l’e-shop de la marque, qu’au sein de ses boutiques et franchises.

Peux-tu nous décrire un peu l’imbrication entre Ola Radio et Octave ?

S : Octave est le petit frère d’Ola Radio. C’est un projet qui a été pensé et créé par une partie de son équipe, sur l’initiative de Rémi Rasquin, co-fondateur d’Ola. Les enjeux artistiques et culturels sont quasi-identiques, et l’expérience du milieu radiophonique est un sérieux atout aux yeux des marques avec qui nous travaillons.

Comment allez-vous sélectionner les morceaux et les artistes à diffuser ? Tout le monde peut envoyer quelque chose ?

S : Une webradio de marque fait écho à des habitudes culturelles d’une clientèle et en tant que programmateur, le challenge est d’y répondre par une sélection musicale qui lui ressemble et qui illustre l’esprit de la marque. C’est là que l’étude de public rentre en jeu. Le spectre musical est comme tu l’imagines, très vaste. Et bien sûr tout le monde peut envoyer des morceaux, labels comme artistes indés en autoproduction, en recherche de visibilité. Ce qui est sûr, c’est que nous laisserons une grande place aux artistes émergents dans nos programmations et nous misons sur ce schéma artistique pour apporter notre pierre à la relance du secteur.

Parle-nous de votre lien avec la Sacem ? Comment un artiste indépendant – qui bien souvent n’a jamais été enregistré à la Sacem – peut-il être rémunéré ? Est-ce qu’on peut envisager avec vous un accompagnement dans cette démarche ?

S : La Sacem est un partenaire pilote dans l’activité d’Octave. Dès le départ, la collaboration était envisagée. La Sacem s’est rendue disponible pour ce projet et une relation de confiance s’est installée. Nous sommes en contact avec des maisons de disques, majoritairement indépendantes et être membre Sacem est un impératif pour leurs artistes. Pour les artistes non-membres en revanche, que cela soit par choix ou par contrainte, être écouté apporte une exposition à leur travail et cela compte beaucoup aujourd’hui.

Simon - Octave Sonore

La part d’identité visuelle est également très marquée chez Octave. Peux-tu nous parler de la ligne artistique ?

S : L’esthétique visuelle monochrome et contrastée d’Octave a été travaillée par nos designers et par l’artiste Nicolas Gavino, photographe et vidéaste remarqué pour son travail autour de l’intime. L’identité visuelle très homogène de l’agence est entre ses mains et tend à évoluer  ! La ligne artistique d’Octave est épurée, elle fait un focus sur le contour, dans le but de laisser la place à la réflexion et l’inventivité au service des marques.

Quelles sont vos influences majeures en terme de visuel ? Et d’un point de vue sonore, est-ce que toi et vos designers pourriez nous donner un morceau chacun pour représenter vos univers ?

S : Difficile de regrouper toutes nos influences et nos programmations musicales en un seul morceau, par contre je vous invite à découvrir la webradio d’Octave, diffusée 24/24H, rythmée de playlists selon les genres et les moments de la journée. Vous pouvez aussi nous rejoindre sur Spotify !