Après un voyage en Amérique du Sud captivant et ressourçant, Monte oama revient parmi nous avec une flopée de tracks downtempo aux accents tribaux, parfois occultes avec des notes de parfums d’ailleurs.

Septième podcast et pas des moindres, ce voyage de près d’1H30 lève le voile sur le projet encore jeune mais déjà construit de Monte oama.

Podcast #7 – Monte oama

Hello, merci pour ton temps, peux-tu nous expliquer pourquoi Monte oama ?

Monte oama est tout d’abord le fruit d’une réflexion assez longue. J’ai tenté de coller au projet une dimension singulière et quoi de plus efficace pour parvenir à la singularité que l’imagination. Cet alias n’a pas vraiment  d’interprétation ni de rattachement à une quelconque culture ou à un langage en particulier. Monte oama a pris racine dans mon esprit  en même temps que mes orientations musicales s’éclaircissaient et l’idée de pouvoir travailler une identité indépendante de tout carcan rend la lecture de ma musique encore plus ésotérique et mystérieuse.

Où chines-tu tes tracks ? Comment es-tu arrivé à cet univers ?

Cet univers est clairement le résultat de la transmission. Baignant dans la musique sacrée et traditionnelle depuis mon enfance avec un parent professionnel dans le domaine de la musique classique et un autre dans le voyage, j’ai logiquement hérité de sensibilités musicales venues d’ailleurs, de ce goût pour la musique du monde et de ce qui la caractérise, l’évasion et la découverte. Les musiques ethniques me passionnent et m’interrogent.  Elles ne sont pas et ne seront jamais fossilisées puisqu’elles sont vivantes et imperméables au temps. Elles ont aussi tellement à nous apporter musicalement, que ce soit au travers de la rythmique ou de la technique. 
Donc logiquement je me suis tourné vers la world et la house, puis au fur et à mesure j’ai pris goût à la musique plus aventureuse, plus deep, aux ambiances tribales et énigmatiques. Certains labels et artistes y sont clairement pour quelque chose (les maisons Malka Tuti, Dekmantel, Growing Bin, Safe Trip… pour ne citer qu’eux).

Comment conçois-tu tes podcasts / mixes ?

J’aime ressentir le côté aventureux dans le travail des autres et j’aimerais alors que cela se ressente aussi dans le mien. Ce podcast par exemple est une tape qui rassemble une partie de mes influences. Ça part en jazz pour doucement glisser sur un chemin un peu plus occulte avec des morceaux downtempo / tribaux, mais globalement ça reste très frénétique et percussif.  Je n’ai aucune prétention à l’égard de ma ligne artistique, sinon de ne pas tomber dans le conformisme et la facilité qui met parfois en péril le rôle selector d’un dj (à bon entendeur). Pour être un peu plus concis, la musique que j’aime jouer est clairement orienté world / tribal / downtempo même s’il est question à un moment donné d’arroser des morceaux plus énergiques, avec de la dark disco par exemple ahah. Tout dépend du contexte ! J’ai un super souvenir du Monticule Festival, où on avait jouer une après-midi avec les potes du Ciao SoundSystem et où je me suis vraiment senti dans mon élément.

Est-ce que tu te cantonnes au mix ou tu produis à côté ? 

Justement je produis depuis quelques années et je commence vraiment à être en confiance à ce niveau-là, bien soutenu par mon bon poto Matthieu que je salue. J’ai quelques tracks à sortir prochainement et je suis impatient de voir si ça tient la route de ce côté-là. Des collabs et des remixs aussi, notamment avec le dude Hirschmann que j’estime beaucoup et avec qui je partage énormément de similarités d’un point de vue artistique.  

Quels sont tes projets à venir ? Tes envies ?

Tout dépendra des opportunités à venir, je ne me mets pas la pression. Pour l’instant c’est un peu le désert en terme de dates mais j’espère jouer un peu dans les mois à venir, rencontrer du monde, partager et prendre un maximum de plaisir. Je suis encore aux balbutiements du projet et j’espère pouvoir le porter le plus loin possible ! Merci à Eclipse Collective pour leur support et leur confiance ! À très vite !