Rawshe, co-fondateur du Bouquet Mystère et membre d’Ola Radio, est une jeune recrue de la scène électronique bordelaise que nous avons réellement découvert lors des Journées Électroniques de la FIMEB en B2B avec Meryl (que vous connaissez bien). Nous avions déjà eu l’occasion d’échanger, et suite à cette date nous avons prolongé les discussions. Avide d’en savoir un peu plus sur sa vision de la musique, nous avons décidé de lui proposer de faire son Ten Essentials de la décennie !

La photo utilisée pour illustrer l’article est de © Yann Haettel

Rawshe, son Ten Essentials de 2010 à 2019

Ayla – Ayla (Taucher Remix) (Boiler Room 2015)

Bien que ce track soit sorti en 1996, il a vraiment marqué la moitié de cette décennie. Joué par Space Dimension Controller à l’AvA Festival pour un des plus beaux moments de Boiler Room, c’est pour moi aussi le début du revival trance qui ne cesse de devenir de plus en plus important !

Bambounou – Onto This (2014)

La plus grosse balle de 50WEAPONS, le label éphémère aux 50 releases dont la dernière était en 2015. C’est grâce à ce dernier que Bambounou s’est révélé et je l’ai connu grâce à ce track, publié également sur la chaîne Moskalus qui a aussi marqué cette décennie, notamment le milieu de la house lo-fi. Ici, gros banger taillé pour retourner le dancefloor. 

Samuel Deep – Oldskool Project (2012)

J’ai toujours autant de plaisir à l’entendre, il représente parfaitement la scène d’Utrecht qui était à son apogée en 2014 – 2015. Le label Slapfunk a marqué pas mal de monde durant ces années-là, que des bangers avec une couleur bien particulière aux influences UK Garage.

Hoax23 – Mystic Overdose (2016)

Je pense que c’est une de mes plus belles découvertes. Ce track a été release sur Yaya23, un label berlinois caractérisé par la culture rave. J’adore ce côté hyper mental avec ce pad envoûtant contrebalancé par un kick très terre à terre, la progression est tellement bien réalisée qu’on est obligé de le jouer dans son intégralité tellement c’est un voyage.

Djrum – Showreel, Pt. 2 (2017)

Quand j’avais vu que R&S avait sorti un nouveau track, je ne m’attendais pas du tout à quelque chose dans ce style-là. C’est à ce moment là que j’ai découvert Djrum, il m’a direct scotché. Ce morceau est magnifique, totalement différent de la part 3 qui est beaucoup plus sombre et nostalgique, celle-là me fait ressentir l’espoir, la joie, un regard enthousiaste sur le futur.

DJ Reiz – Polar Lights (2019)

DJ Reiz est un représentant français du retour de la trance, notamment avec son label Union Trance Mission. Ce track représente vraiment la rave que j’aime. Quand je l’entends, j’imagine une pièce sombre, éclairée uniquement par des lumières rouges tamisées et un stroboscope au travers d’une fumée épaisse. Je le joue constamment, c’est devenu un must-have.

Sydney Valette – PLEASE (2015)

Grâce à ce morceau je me suis replongé dans l’univers minimal wave. Un des gros coup de coeur de cette décennie pour le morceau mais également pour son clip. Cet artiste est juste excellent, je vous encourage à aller écouter ce qu’il fait et d’aller le voir si vous en avez l’occasion !

Priori – Ani Ma (2019)

Celui-ci est assez récent, mais doux jésus… j’ai pris une belle claque. Il est apaisant tout en étant trippy et énergique, le dosage des éléments est parfait. Je l’écoute souvent le soir en marchant dans la rue, ça s’y prête vraiment. Le reste de l’EP est tout aussi bien, comme le label !

The Sunburst Band – Rough Times [Sean McCabe Real Deal Dub RMX] (2010)

On est ici sur le début de cette décennie mais aussi de mes débuts en tant que DJ. C’est un morceau soulful-house que mon père, en tant qu’amateur de Joey Negro, avait et qui m’aura bien servi pour apprendre à mixer. Même si je me suis lassé de la house en général, je trouve ce track toujours aussi dingue.

Oneohtrix Point Never – Ezra (2015)

Pour finir, je suis obligé d’inclure Oneohtrix Point Never, génie de cette décennie dans le genre expérimental. J’ai découvert cet artiste grâce à l’album Garden of Delete dont est issu le track Ezra, qui m’a hanté pas mal de temps. Complètement barré, imprévisible et surprenant. On se laisse totalement guider et ça bouscule pas mal, c’est ce que j’adore chez cet artiste.