Pauline Roquefeuil est une jeune artiste qui, dans des méandres visuels, partage une vision du monde singulière. Entre ses photos de culs – de fesses, de popotin, calmez-vous – et ses dessins du confinement, entre les paysages sublimes qu’elle immortalise à l’argentique lors de ses voyages et les instants saisis de la vie, il faut admettre que le regard de Pauline est vif, tendre et éloquent.

kabir rými, la rencontre de l’Islande et de la Jordanie

Pauline Roquefeuil expo

« kabir rými » met en exergue des œuvres visuelles qui invite au voyage. L’oeil de Pauline Roquefeuil est le biais par lequel la sensibilité et la rigueur sont de mises pour nous faire vagabonder, une fois encore, le long de séduisants sillons vallonnés. Entre l’Islande et la Jordanie, les teintes chromatiques s’opposent. Elle se complètent paisiblement à travers de vastes étendus quasi-monochromes et pourtant terriblement nuancées. Lunaires, les paysages sont bruts et inspirants, évocateurs et pourtant inhibés. Les horizons se croisent, se perdent, dans l’imaginaire des spectateurs médusés.

Pauline Roquefeuil Islande

La roche de l’Islande, minérale, contraste avec ce même sentiment d’impraticabilité des horizons jordaniens, pourtant domptés par l’humain depuis des millénaires et desquels il ressort une agitation méditerranéenne propre au Moyen-Orient. Les espaces sauvages Islandais diffèrent de la Jordanie dont Petra, berceau de civilisations, se retrouve chargé d’histoire.

Pauline Roquefeuil, les grands espaces après le confinement

Pauline Roquefeuil kabir rými 2

Ces deux voyages ont profondément marqué Pauline, qui a su retranscrire la noblesse des horizons qui se sont offerts face à elle en octobre 2016 et octobre 2019. Le souhait d’exposer de telles œuvres au mois de Juin 2020 ne peut qu’amener le visiteur à se remémorer l’enfermement général vécu il y a si peu de temps. Sortir de son espace clos et se perdre dans ses tirages sera notre plus doux voyage de l’année.

Cette exposition se vit sur une sélection musicale de Martial et Babouche, les tenanciers du disquaire bordelais Total Heaven.

Exposition visible tout l’été chez Total Heaven Record Shop
Toutes les photos sont de Pauline Roquefeuil.